21 octobre 2021

Histoire

La 1re mention historique du nom de la commune date de 1306, la chartre de l’Abbaye Saint Serge indiquant « Locus qui dicitur Estriachus » (le lieu qui nomme Étriché).

Étriché et son blason

Dans le blason, on peut y voir la crosse des abbés de la Roë qui ont été à l’origine du Prieuré du Port l’Abbé.

Les armes de la commune :

D’or à la fasce ondée d’azur chargée d’un château d’argent, accompagnée en chef d’une crosse de sable posée en bande, chargée d’un écusson de gueules surchargé d’une roue d’argent, et en pointe d’un livre ouvert aussi de gueules, les pages aussi d’argent chargées du mot « Sapientia » de sable.

Étriché et ses monuments historiques

PRIEURÉ DU PORT L’ABBÉ

Le Prieuré du Port l’Abbé se situe sur la route du Porage à Châteauneuf.

Depuis 1965, il conserve un ensemble de bâtiments classé monument historique.

Cet ensemble forme l’une des richesses architecturales de la commune.

Cet édifice datant du XIIe siècle sera dédié à St Hilaire, Évêque de Poitiers.

L’église sera déclarée succursale le 30 septembre 1807, la bénédiction aura lieu en 1913 par Mr le Chanoine Bridier.

ÉGLISE SAINT HILAIRE

 

Celle-ci est composée d’une nef unique et d’un chœur, d’une chaire du XVIIe siècle, d’un autel doté d’un grand vitrail de la Vierge et d’une reproduction du retable de la chapelle du Moulin d’Yvray datant du XVIe siècle.

 

CHAPELLE DU MOULIN D’YVRAY

Le moulin d’Yvray était un village de pêcheurs, d’artisans et de paysans.

 

La chapelle, située dans le hameau du Moulin d’Yvray (village au bord de la Sarthe, entre Tiercé et Étriché), a été construite en 1498 et est dédiée à St Jean Baptiste.

Elle présente un pignon avec une porte en anse de panier surmontée d’un campanile où pend une cloche provenant de l’Abbaye de Ferrières.

Des mariages furent célébrés dans la chapelle jusque fin XVIIIe. En 1792, la chapelle fut confisquée puis mise en vente et rachetée par trois particuliers qui l’ont conservée en l’état.

La chapelle est mentionnée dans les documents cadastraux depuis 1940.

LE PLESSIS CHIVRÉ

Le Plessis Chivré est une ancienne terre seigneuriale qui relevait de la Chatellerie de Juvardeil.

Les terres de Plessis appartenaient depuis au moins la moitié du XIIIè siècle à la famille de Chivré. Jusqu’à la fin du XVè siècle, aucun document ne fait état de la demeure des Chivré. De cette époque, il ne reste que les douves et probablement une petite partie de l’existant ainsi que la fuye (pigeonnier). La construction de la partie principale du château date du début du XVIè siècle.

La demeure est constituée de deux corps de logis en équerre dont l’angle est marqué d’une grosse tour. En façade, on distingue une double tour d’escalier.

En 1630, le Comte de Chivré cède le château à la famille de Gramont (née Chivré). Celle-ci fit construire en prolongement vers le nord-est un bâtiment terminé par une chapelle. A l’intérieur de cette chapelle, Mme de Gramont fit installer un bel autel à retable.

En 1634, Françoise Marguerite de Plessis Chivré, nièce de Richelieu, épouse Antoine de Gramont, maréchal de France, conseiller d’Etat puis ministre d’Etat, ambassadeur à Madrid, qui épousera par procuration Marie-Thérèse d’Autriche au nom de Louis XIV et organisera son voyage vers la France.

Leur fille Catherine Charlotte épousa en 1660 le prince Louis Ier de Monaco, duc de Valentinois, qui sera appelé à régner sur la principauté en 1662.

En 1690, Catherine de Gramont apporte la terre en dot lors de son mariage avec Alexandre de Canonville, marquis de Raffetot. Louis-Alexandre de Canonville de Raffetot revend le Plessis Chivré à M. Lemarié de la Crossonière en 1780. Vers 1800, celui-ci supprima une partie du bâtiment du XVIè siècle afin d’avoir une ouverture sur le jardin des douves et les bois.

En 1824, M. Ménage en hérite et à son décès, en 1831, la famille de Quatrebarbes en prend possession. A la fin du XIXè siècle, M. Xavier de Quatrebarbes entreprit la restauration du bâtiment principal suivant le goût de l’époque, ainsi que la construction d’autres dépendances et la réhabilitation des parcs et jardins.

Sources :

  • “Etriché, d’hier et d’aujourd’hui”, ouvrage collectif, éditions du Petit Pavé.
  • Célestin Port “Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire”, éditions H. Siraudeau & Cie, Angers
  • Wikipédia